Acrostic

( Akros stichos, "à la fin du vers".)

Une poésie dont les lettres initiales ou finales (syllabes ou mots) des vers forment certains mots ou phrases. Son invention est attribuée à Epicharme. L'exemple le plus remarquable d'une telle poésie est attribué par Lactantius et Eusebius à la sibylle érythréenne, les lettres initiales formant les mots Iesous Christos Theou houios soter (stauros), "Jésus Christ, le Fils de Dieu, le Sauveur (la croix)". En omettant la parenthèse douteuse, ces mots forment l’acrostiche mineur: Ichthys, poisson, le symbole mystique de notre Seigneur. On suppose que l'acrostiche a été tout à fait populaire parmi les premiers chrétiens. Dans un sens large le nom acrostiche est appliqué aux poésies alphabétiques ou "élémentaires". Dans cette sorte de poésie les vers ou strophes successifs commencent par les lettres successives de l'alphabet. Nous voyons cela exemplifié dans Ps. cxi, cxii, cxix (Vulg. cx, cxi, cxviii); Prov., xxxi, 10-31; Lam., I, ii, iii, iv; et d’une façon moins régulière, dans Ps. X, xxv, xxxv, cxlv (Vulg. ix, xxiv, xxxiv, xxxvi, cxliv); Eccl., li, 18-38. (voir la POÉSIE HÉBRAÏQUE, LE PARALLÉLISME, LES PSAUMES).

LECLERCQ dans Dict. d'achéol. chrét. et de lit. (Paris, 1903); VIGOUROUX dans Dict. de la Bible, s.v. Alphabétique (Poème) (Paris, 1895).

A.J. MAAS
Transcrit par Thomas J. Bress

L'Encyclopédie Catholique, Volume I
Droit d'auteur © 1907 par Robert Appleton Société
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Nihil Obstat, le 1 mars 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censeur
Imprimatur. +John Farley Cardinal, Archevêque de New York